EXTRAITS
DE PRESSE
Caroline
Sorger à la Galerie Fallet
La saison
printanière s’annonce réjouissante à
la Galerie Fallet. Ses murs se parent des fraîches couleurs
de Caroline Sorger, une artiste d’origine allemande liée
à la vie artistique genevoise depuis plus de vingt ans.
Outre les
cours d’arts plastiques qu’elle dispense dans son
école de Puplinge et dont le nom « Clair de Lune
» semble être une résonance à certaines
de ses œuvres, Caroline Sorger est une artiste généreuse
: elle offre de la vie en des lieux où celle-ci s’amenuise
«(« Chemins de Vie », dans les couloirs de la
chapelle du CESCO) et allie à la probité de sa peinture
les thèmes complexes de l’environnement, du recyclage,
de l’enfance …
Si le mot
n’était désuet, on serait tenté de
parler « d’art engagé ». Mais la notion
s’estompe devant la force et la finesse déployées
dans la peinture de Caroline Sorger. Belle en tant que telle,
quels que soient les sujets caressés par son humaniste
propos.
Les couleurs,
elles aussi, nous parlent avec franchise. Elles se déploient,
dans la pureté du pigment, jusqu’à en devenir
presque primaires. Le bleu outremer domine souvent et donne le
ton. Une signalétique se développe. Des jeux d’enfants
se trament, avec gravité parfois. Le regard de Caroline
Sorger s’amuse de l’univers onirique sui surgit de
son pinceau. Elle nous offre la chance de nous y retrouver.
Marc
Gaudet-Blavignac, PH+ARTS Magazine
suisse des arts, No. 55 Avril-Mai 2005
Le
monde coloré de Caroline Sorger
Hommage à la vie
Diplômée
de l’Ecole Supérieure d’arts visuels de Genève
en 1988, Caroline Sorger s’impose comme une artiste complète
et imaginative. Elle partage ses activités entre la création
et l’enseignement pour enfants et pour adultes. Elle a déjà
inscrit à son palmarès de nombreuses expositions
personnelles et collectives en Suisse et à l’étranger.
Lauréate de plusieurs concours, elle fut, pendant une période,
membre de la commission du Fonds cantonal de décoration
et d’art visuel. De nombreux établissements, dont
notamment l’Hôpital des enfants de Genève,
lui doivent des œuvres propres à illuminer des cheminements
ou des locaux et à les rendre attrayants et conviviaux.
Caroline Sorger manie la couleur avec un réel bonheur.
Sa profonde sensibilité lui permet de l’utiliser
en parfaite harmonie avec le message qu’elle désire
faire passer. Sa création du couloir du Cesco menant au
centre funéraire et à la chapelle est l’illustration
de ce que l’artiste est capable de réaliser pour
humaniser un lieu rempli de tristesse. « J’aime apporter
de la lumière là où règne l’obscurité
», dit-elle en évoquant son travail, qui n’est
pas seulement recherche artistique mais encore et surtout vibrant
hommage à la vie.
L’illustration
de livres est l’une des facettes du talent de Caroline Sorger,
qui apporte à un récit une dimension supplémentaire.
Dans ces dessins figuratifs se retrouve toute la profondeur de
sa perception des caractères et des sentiments. Ses visages
expriment aussi bien la joie que la peine, avec en filigrane la
couleur, omniprésente.
Dans le but de communiquer
sa passion pour les arts plastiques, l’artiste a ouvert,
en 1998, à Puplinge, une école à qui elle
a donné le joli nom de Clair de Lune. Ses élèves
y apprennent non seulement la peinture, mais encore toutes les
astuces qui permettent de la rendre plus vivante et plus expressive.
La créativité
et l’imagination s’allient au talent pour donner aux
œuvres de l’artiste puplingeoise leur profondeur et
leur force. Que la peinture soit figurative ou non, elle est toujours
détentrice d’un message où l’espoir
se conjugue au présent. « Elle est un peu à
côté du temps », aiment dire ses amis. En artiste
accomplie, elle sait communiquer sa foi en la vie et son bonheur
de créer.
Claudine Spycher, Nouvelles
Trois Chêne – Puplinge – Presinge – Jussy,
Avril 2005, No 288
Des
Chemins aux facettes de vie
Deux œuvres
de Caroline Sorger, artiste plasticienne genevoise, sont présentes
avec bonheur dans les Hôpitaux de Genève. D’une
part, Chemins de vie, une intervention artistique illuminant le
couloir en sous-sol du Cesco menant de la chapelle aux centre
funéraire, et d’autre part, Facettes de vie, deux
séries de peintures sur bois disposées en frise
horizontale, sans espaces intermédiaire, l’une de
31 éléments sur le thème de l’œil,
l’autre de 55 éléments sur le thème
de l’animal, situées de part et d’autre du
couloir L1 de l’hôpital des enfants.
Ces œuvres
parfaitement intégrées, se remarquent non seulement
par ceux qui utilisent régulièrement ces espaces
mais elles sont souvent visitées tant elles font référence
comme réalisations réussies auprès des milieux
artistiques. Il faut dire que leur charge esthétique relationnelle
est sous-tendue par une pensée claire et généreuse,
une sensibilité empathique et intelligente de la vie et
au destin des personnes qui empruntent ces lieux, une maîtrise
technique parfaite et une justesse dans l’utilisation des
formes, des couleurs et des symboles, éléments constitutifs
infiniment travaillés pour qu’ils se présentent
et s’imposent d’eux-mêmes de par leur propre
puissance intérieure. Ces œuvres sont accessibles
à tous parce qu’elles jouent sur des éléments
universels – l’œil qui rit, l’œil
qui pleure, à la fois symbole de spiritualité, regards
sur le monde, ouvertures sur ce qui se noue en chacun de nous
et peut se dénouer grâce à la mise en œuvre
des formes et des couleurs.
En pédiatrie,
un double assemblage de carrés, une déclinaison
de couleurs harmonieuses, reprenant les nuances du spectre lumineux,
véritable arc-en-ciel intérieur, pour aborder le
thème de l’animal sur lequel nous projetons tant
de traits familiers, amicaux. Au Cesco, tout se joue sur 100 points
lumineux symboles des 100 lits que compte ce lieu. On ne se lasse
pas de redécouvrir ces œuvres.
Jacques Boesch, Directeur des Affaires culturelles des Hôpitaux
universitaires de Genève
Pulsations, No. Juin 2005
|