Galerie Fallet
 

GALERIE FALLET
 
Micheline Vorbe
5, Rue de la Tour-de-Boël
CH-1204 Geneva, Switzerland
 
Tel. +41 (0)22 311 42 43
Fax +41 (0)22 311 42 43
Mobile + 41 (0)79 219 10 76

 
E-mail contact
 
Opening Times:
Tuesday-Friday: 14.00 - 18.30
Saturday 12.00 - 17.00

and by appointment

Copyright © GALERIE FALLET

SERGE JOLIMEAU

Biographie
 
SERGE JOLIMEAU
Adam et Eve, 2008
104 x 74  cm

 

SERGE JOLIMEAU
Scuplteur sur métal découpé

La  première exposition en Suisse des sculptures de Serge Jolimeau remonte à 1996, au   Musée des Beaux-Arts de la Chaux-de-Fonds, lors de l’exposition Artistes d’Haïti, exposition à laquelle la Galerie Fallet avait pris  une part active par le prêt de peintures et de sculptures sur métal découpé. L’année suivante, ce même ensemble de sculptures était présenté par la galerie à Genève.

Serge Jolimeau est né en 1952 à Noailles, petit village situé à l’est de Port-au-Prince, dans la commune de la Croix-de-Bouquets, haut lieu de la religion vaudou où croyances et rituels sont particulièrement enracinés.  L’art du métal découpé prit véritablement naissance en 1953 quand l’américain Dewitt Peters découvre dans les cimetières de cette région, des croix en fer forgé laminé, toutes ornées de formes et motifs propres au culte vaudou et rappelant étrangement celles que l’on retrouve dans les cimetières du Mayoumbe au nord du Congo et au nord-est de l’Angola chez les Chokwe. Leur auteur est Georges Liautaud, forgeron de métier. A la recherche d’un matériau plus  malléable pour la réalisation de ses figurines, Georges Liautaud aura l’idée de récupérer le métal des barils d’essence usagés. Considéré comme le père de tous les sculpteurs sur métal découpé d’aujourd’hui, communément aussi appelés bossmétal, le premier musée consacré à cet art – Musée Georges Liautaud - vient d’être inauguré grâce au soutien de l’Unesco, de la Fondation AfricAmerica et au bénévolat actif des artistes de Noailles.

Les barils de gasoil – drums – constituent depuis lors la matière première de la sculpture sur métal découpé. D’abord passés au feu, aplatis et nettoyés, ces drums sont transformés en plaques rectangulaires qui seront ensuite martelées sur l’enclume avant que l’artiste ne procède à l’esquisse de son œuvre à la craie sur la plaque. Après l’opération délicate de la découpe, les formes sont évoquées à l’aide du burin ou d’un clou : c’est le repoussage.

C’est à l’âge de 14 ans que Serge Jolimeau rejoint l’atelier de Cerisier Louisjuste – émule de Georges Liautaud et artiste de grande renommée aujourd’hui disparu -. Quelques années plus tard sa rencontre avec Pierre Monosier, alors directeur du Centre d’Art de Port-au-Prince, sera déterminante pour l’essor de sa carrière ; impressionné par le talent et la dextérité du jeune sculpteur, Pierre Monosier le soutiendra dans sa démarche novatrice mais le fera également rejoindre les artistes regroupés au sein de cette institution-phare.

Puisant son inspiration dans la mythologie vaudou et l’imaginaire populaire haïtien, l’œuvre de Jolimeau se distingue par « son goût poussé pour une certaine élégance  des formes soutenue par une découpe selon la ligne courbe », par sa volupté et sa sensualité. « Sans avoir la possibilité d'un recours à la couleur, Jolimeau va rechercher et trouver l'expression de la sensualité et de l'érotisme par le biais d'un matériau froid et tranchant. Sa découpe de la tôle est fine, rythmée. Il privilégie les profils pour mieux faire triompher la ligne. Il galbe ses formes, leur ajoute des atouts et recouvre le tout d'un vernis brillant pour affirmer le fini de ses pièces. Ces sujets sont d'un monde alimenté par l'imagination d'un homme timide, renfermé même. Dans ce monde les animaux se confondent avec ou se métamorphosent en humains fantastiques, parfois hermaphrodites, quelquefois diaboliques, toujours gracieux » (Gérald Alexis, Directeur du Musée d’art Haïtien).

Considéré aujourd’hui comme un des plus talentueux  sculpteurs sur métal découpé, les œuvres de Serge Jolimeau sont régulièrement exposées en Amérique du Nord et en Europe. Parmi les musées et institutions publiques ayant présenté ses œuvres, citons plus particulièrement ceux de Brooklyn, de la Nouvelle Orléans, de Davenport ;  le Musée des Beaux-Arts de la Chaux-de-Fonds en Suisse, et récemment à l’Abbaye de Doualas en Bretagne et à La Maison de l’Amérique Latine à Paris à l’occasion du bicentenaire de l’indépendance d’Haïti. 

Galerie Fallet, Genève. Février 2009


CATALOGUE

EXTRAITS DE PRESSE

HOME